Un retour aux sources avec la palette Naked Reloaded

Vous n’avez pas pu passer à côté : Urban Decay remet le couvert avec une nouvelle palette qui rejoint la famille des Naked : la palette Naked Reloaded. Quelques mois après la sortie de la Cherry, qui, j’ai l’impression, a eu un succès mitigé, Urban Decay décide d’entreprendre un retour aux sources. L’annonce de l’arrêt de la commercialisation de la fameuse Naked 1, à l’origine du succès de la gamme, est un bon prétexte pour proposer une toute nouvelle palette inspirée directement par son arrière grand-mère (si je puis-dire !). Fausse bonne idée ? C’est un peu ce que j’ai pensé lorsque j’ai vu les premiers visuels de cette palette.

Si on aime toujours les fards nudes, je pense qu’on tend aussi davantage aux palettes thématiques en ce moment (tons chauds, tons froids, roses ou violet…), au détriment des palettes plus classiques. Mais finalement, après l’avoir eu en main et avoir swatché les fards, je prends une autre position en affirmant que : oui, c’est une bonne alternative à la Naked 1 et surtout une très bonne palette pour le quotidien et pour les débutantes. Malgré tout, j’émettrais quelques critiques dans cet article sur les points positifs et négatifs de ce produit. Vous pouvez aussi aller voir mon tutoriel maquillage avec cette palette. Bonne lecture !

ZOOM SUR LA PALETTE NAKED RELOADED

palette urban decay

Palette Naked Reloaded – Présentation et packaging

La palette Naked Reloaded est, comme ses grandes soeurs, composée de 12 fards à paupières. Elle est vendue seule, sans pinceau, ce qui est une première. Cependant, on notera que le prix est moins élevé que les autres Naked (qui sont à 52 euros). Tandis que celle-ci est vendue 47 euros. Le manque de pinceau est un parti pris. Mais finalement je préfère payer un peu moins cher ma palette et ne pas avoir de pinceau, j’ai ce qu’il faut à la maison. Elle est pourvue d’un miroir qui permet de la transporter facilement.

Côté design, Urban Decay a misé un visuel assez ressemblant à celui de la Naked 1 : dans les tons marrons/sable. Mais cette fois-ci la palette est dans une matière en tissu bombé. Ce qui la rend vraiment très légère par rapport aux autres Naked. On retrouve la fermeture aimantée de l’ancienne version. J’ai l’impression que tout est fait pour nous rappeler à nos premiers amours du maquillage ! Ce qui n’est pas pour me déplaire. Par contre, je trouve qu’elle fait moins qualitative avec les autres avec ce packaging, mais encore une fois le prix est plus bas alors…

La Naked Reloaded d'Urban Decay, un retour aux sources ?

Des couleurs classiques, mais indispensables !

Au premier abord, cette palette Naked Reloaded peut sembler être un peu banale « ouais bof, rien d’exceptionnel ». Mais en fait réfléchissons quelques minutes. Quelles sont les couleurs que l’on utilise le plus au quotidien ? Vers quelles teintes on se tourne lorsqu’on est pressées/pas inspirées ? Quels sont les fards basiques à avoir ? Finalement, toutes les réponses se trouvent dans la palette Naked Reloaded. Si Urban Decay a choisi de jouer la carte du retour aux sources et de s’inspirer directement de la Naked 1 pour les ombres à paupières de celle-ci, ce n’est pas pour rien. Je pense que l’on est habituées à voir des palettes avec des thèmes de couleurs en ce moment (rouge pour la Naked Heat, rose pour la Naked Cherry…). Et que celle-ci peut nous paraître fade en comparaison, mais finalement elle contient tous les basiques.

Les fards à paupières ont clairement une dominance chaude ici, avec notamment beaucoup de marrons dans plusieurs tonalités. L’équilibre entre les fards mats et irisés est assez intéressant, surtout que certaines couleurs populaires comme le beige mats ou les fards de transition ont des pans légèrement plus grands que les autres. C’est la première fois qu’Urban Decay propose ceci dans une palette et c’est clairement indispensable. En effet, on termine plus rapidement notre fard beige neutre qu’un fard corail vous ne pensez pas ? Seule critique par rapport au choix des teintes : il manque un noir.

La Naked Reloaded d'Urban Decay, un retour aux sources ?

Application, pigmentation et tenue

Côté pigmentation, Urban Decay reste fidèle à sa réputation avec des teintes correctement pigmentées, sans plus. Mais, on reste toujours sur une formule de fards assez classique (mats ou irisés). J’ai l’impression qu’il y a eu un petit essai de créer un fard façon « pigmenté pressé » (comme chez Huda ou ABH) avec la teinte Angel Fire, mais je reste mitigée quant au succès de celui-ci… Les ombres à paupières sont toujours aussi poudreuses qu’à l’accoutumée avec Urban Decay. Cela ne me dérange pas. Mais j’ai du mal à comprendre pourquoi il n’ont pas amélioré ce point au fil des années. Car c’est quand même la critique numéro une qui est faite aux Naked depuis la toute première…

J’ai aussi remarqué une petite chose : certaines teintes paraissent ultra foncées dans le pan et ne le sont pas vraiment une fois swatchées et appliquées sur les yeux. C’est le cas pour les couleurs End game, Dreamweaver et Distilled par exemple. Vous pourrez le voir sur les swatchs ci-dessous. Les fards sont pigmentés, ça oui, mais la couleur diffère un petit peu de la promesse dans le pan. Ce n’est pas forcément un point négatif. Car je trouve les teintes très jolies et finalement plus facilement modulables au niveau de leur intensité.

La Naked Reloaded d'Urban Decay, un retour aux sources ?

Idéale pour un maquillage quotidien

Par contre, j’avoue volontiers que certaines couleurs peuvent se ressembler lors de l’application. Avec une intensité différente certes, mais notamment les teintes Reputation et Burn sont quand même dans la même famille de marrons rouille avec des reflets chauds. Même si le premier peut être appliqué de façon très légère pour un rendu nude. Et le second plus intensément pour un smoky eyes. J’aime essayer de jouer avec ces différences d’intensité en humidifiant ou non mon pinceau avec un spray fixateur de maquillage. Finalement, des couleurs basiques, certes, mais quelques possibilités quand même avec un peu d’imagination.

Enfin, la tenue des fards à paupières est correcte avec une base, comme toujours. J’utilise ma base Proof It de chez NYX qui est très efficace. J’ai reçu aussi celle de Urban Decay que je n’avais pas essayé depuis des années ! Je l’ai trouvée plutôt performante, mais moins que la NYX, qui est waterproof, tout de même.

swatch's palette urban decay

swatch's need reloaded

La palette Naked Reloaded, on achète ou pas ?

Ça dépend, personnellement je suis contente d’avoir pu me faire mon propre avis sur cette palette. J’ai apprécié le fait qu’on a un vrai retour aux sources et un rappel à la Naked 1 (c’est mon petit côté nostalgique). Mais aussi que ce soit vraiment une bonne palette du quotidien. Avec des couleurs basiques, qui vont à tout le monde et qui sont faciles à utiliser. De ce côté-là l’objectif est rempli et, au même titre que la Chocolate Bar de Too Faced. C’est une palette que je pourrais recommander à une débutante. Par contre, si vous êtes en attente de couleurs fun, de pigments ultra métalliques et d’originalité. Ce n’est pas à cette porte qu’il vous faut frapper.

  • Lien utile : Palette Naked Reloaded Urban Decay, 47 euros chez Sephora

La Naked Reloaded d'Urban Decay, un retour aux sources ?

Vous avez déjà craqué pour la palette Naked Reloaded ?

Quelle est votre palette préférée chez Urban Decay ?

Tendance Clémence, blog beauté Toulouse

Produit reçu gratuitement pour test par Urban Decay
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